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Les balades de Bruno

Êtes-vous réellement sûr de savoir ce qu’est vraiment la pleine conscience

Nous n’avons jamais autant parlé de méditation, de pleine conscience, mais il faut bien l’avouer, ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver.

inscription au balades de Bruno

Je me souviens d’une personne qui me téléphona un jour pour me dire, non sans une certaine fierté, qu’elle pratiquait le MBSR. La façon dont la personne en parlait donnait l’impression qu’il s’agissait d’une méthode tellement particulière. Tellement extraordinaire que j’en étais presque arrivé à me demander si je n’étais pas passé à côté de quelque chose. Jusqu’à ce que je comprenne qu’elle parlait de la pleine conscience.

Mais ce que la plupart des méditants occidentaux oublient c’est que ce terme de pleine conscience a été employé par Dr Jon Kabat Zinn, chercheur et professeur de médecine à une époque où le mot « méditation » était tabou. Il utilisa ce terme pour ne pas susciter de réaction chez les personnes à qui il enseignait cette démarche.

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Les vraies origines de la pratique

Il faut revenir à plus de deux millénaires en arrière pour retrouver ce terme. En réalité il vient de la langue Pali sous le terme SATI. Un terme qui en réalité veut dire conscience, attention et non pas pleine conscience. Sati ne se limite d’ailleurs pas à l’attention, mais aux qualités de l’esprit. Il s’agit d’une attention reliée à la sagesse, au calme, à l’éthique, et aux qualités de cœur (amour, compassion, joie, équanimité…).

Science de l’esprit sans conscience

la pleine conscience
Bruno Lallement lors d’un stage de méditation

Malheureusement, la méditation, dans sa version moderne occidentale, se limite le plus souvent à un simple moment d’apaisement. Elle repose rarement sur une véritable quête de sens et de vérité. Elle est relayée à une banale pratique de confort.

Pratiquer la méditation ou la pleine conscience, si elle est mue par une aspiration sincère et profonde amène l’individu à une authentique libération. Il ne s’agit plus de se contenter d’un simple bien-être. Le but ici est de se défaire de ses obscurcissements mentaux et d’éveiller les qualités inhérentes à notre vraie nature. Cela nécessite un véritable engagement de la part du méditant. Un engagement que peu de personnes sont prêtes à consentir.

La consommation spirituelle

La méditation est devenu, il faut bien le reconnaître, un objet de consommation au même titre que le stretching ou d’autres démarches destinées à soulager les tensions et non à se défaire de leurs véritables causes. La démarche reste superficielle, sans réelle profondeur.

De fait, les résultats demeurent limités. La plupart des pratiquants admettent se sentir bien pendant leur pratique, mais dès qu’elles sont confrontées à des situations adverses se retrouvent aux prises avec les mêmes réactions émotionnelles. Parce que les véritables causes de la souffrance n’ont pas été éradiquées.

La pleine conscience, seulement un aspect de la méditation

La méditation dans son ensemble est un entraînement de l’esprit destiné à l’infléchir vers son plein potentiel et le bonheur.

Comment utiliser pleinement votre potentiel
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Elle implique 3 aspects indissociables sans lesquels la personne ne peut opérer de réels changements dans sa vie

La pleine conscience ou plutôt l’éveil de l’attention afin de venir un peu plus conscient de sa manière de penser, d’agir et de s’exprimer. Comment en effet se libérer de ce dont nous ne sommes pas conscients.

La pratique des antidotes. Ils permettent à la personne d’éveiller les qualités inhérentes à son esprit et d’adoucir la violence des émotions.

La réalisation de sa vraie nature. Sans une conscience claire de sa vraie nature, il est tout simplement impossible de se libérer. Tant que nous ne reconnaissons pas la vraie nature des phénomènes et forcément celui de notre esprit, nous demeurons sous l’emprise des illusions dans lesquelles nous sommes enfermés.

Par Bruno Lallement

Pour en savoir plus sur Bruno Lallement, l’auteur de ces balades

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